Improriviera ou le blackface dans nos rues !

Outrage a décidé d’écrire à Improriviera pour avoir imposé sa publicité raciste pendant des semaines dans les rues de Lausanne, Vevey et alentours.
 Comme attendu, nous avons eu une réponse plus que dégueu de son président où le déni le disputait à l’indécence.

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Discours d’Outrage Collectif au 1er mai 2018

Lors des commémorations des luttes du 1er Mai les luttes syndicales et de la gauche sont trop souvent colorblind, ne thématisent que trop rarement le racisme dans les enjeux d’accès au travail. Le lien entre racisme structurel et précarité de l’emploi est souvent tu quand le processus polymorphe qu’est la racialisation arrange les autorités.

Dans le cadre de cette manifestation qui, par ses revendications, lutte contre la précarité dans le monde du travail, nous considérons que la visibilisation des travailleu.r.se.x.s non-déclaré.e.x.s car non-déclarables revêt une grande importance, car la lutte pour nos droits ne doit pas engendrer d’inégalités entre les personnes qui pourraient en bénéficier. C’est pourquoi, nous prenons aujourd’hui la parole afin de dénoncer les précarités plurielles et exacerbées auxquelles ces personnes sont soumises au quotidien.
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Pourquoi nous ne signerons pas les revendications du mouvement pour le droit à la ville

Nous rappelons qu’Outrage Collectif  est un collectif antiraciste qui privilégie l’auto-organisation des personnes racisées. Cette auto-organisation n’a nul autre but que de nous permettre de décider collectivement – entre personnes subissant directement les effets du racisme – de nos objectifs, de nos priorités et de notre agenda. Dans ce sens, nous insistons sur le besoin de créer une base politique commune par nous et pour nous. Il est temps que nous ayons nos propres discours et que ceux-ci ne se perdent pas dans des stratégies qui ne servent principalement que celles et ceux qui bénéficient déjà de divers avantages et accès dans la société pendant que certain.e.x.s d’entre nous stagnent dans des conditions indignes.

Il nous semble important de partager les raisons pour lesquelles nous ne signerons pas les revendications du « Droit à la Ville », mais aussi d’exprimer pourquoi certain.e.x.s d’entre nous viendront marcher. L’appel au boycott n’est pas notre objectif, car bien sûr nous savons reconnaître un mouvement qui mérite d’exister.
Ce mouvement a notamment réussi à mobiliser une partie de la population genevoise sur des problématiques importantes telles que l’accès au logement et a permis d’alimenter des réflexions intéressantes autour, par exemple, du rejet de la ville en tant qu’espace exclusivement marchand ou de l’utilisation de l’espace publique.

Cependant, le mouvement pour le droit à la ville devrait être anti-raciste et il ne l’est pas. Continuer la lecture de « Pourquoi nous ne signerons pas les revendications du mouvement pour le droit à la ville »

Le privilège de la neutralité, un outil de domination

 

« If you are neutral in situations of injustice, you have chosen the side of the oppressor »

Desmond Tutu

Les sociétés occidentales sont traversées de rapports de pouvoir qui reproduisent un système de dominations multiples et croisées. Ce système étant basé sur les oppressions notamment de race, de classe, de genre, d’orientation sexuelle et de santé, permet à l’occident de se développer et de s’approprier des richesses par l’exploitation de classes entières de population. Sans cette exploitation, elles ne pourraient tout simplement pas fonctionner comme elles le font. Ainsi, le système se renforce lui-même, perpétuant encore et toujours les mêmes hiérarchies. Et ces mécanismes structurels participent dans les pays occidentaux aux processus d’exclusion de groupes minorisés, autant dans les institutions (école, université, travail), dans l’espace public et politique que dans les relations interpersonnelles.

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Quand L’Usine joue le jeu de la police

Selon la décision qui a été prise durant la réunion de gestion de l’association ‘L’Usine’ de ce lundi, les dealers se verront interdire temporairement l’entrée au bâtiment.

Cette mesure a été adoptée sous prétexte qu’ils se réfugient « en masse » (selon leurs termes) dans le hall d’entrée lors des contrôles de police effectués sur la Place des Volontaires, qu’ils utilisent le lieu parfois sans consommer, et que des altercations avec des videurs auraient eu lieu (probablement directement liées aux raisons nommées ci-dessus).

Ainsi, par ces temps hivernaux, les personnes qui trainent sur la place et identifiées comme dealers – même si l’activité est difficile à prouver – resteront dehors. On peut dès lors se demander comment cette décision sera mise en pratique. Continuer la lecture de « Quand L’Usine joue le jeu de la police »

Emancipateur et contestataire, Outrage Collectif s’est rendu au CED

Nous sommes un collectif en non-mixité de personnes racisé.e.s basé en Suisse. Nous portons un regard critique sur la société selon une approche anticapitaliste sous les prismes de classe, de race et de genre. Nous nous sommes constitué.e.s officiellement en collectif suite à notre participation au Camp d’Eté Décolonial 2017 (CED).

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