Cuisine, Écris et Chante – Cook Write, and Sing – Outrage Collectif à-in standard/deluxe – 14/07/2018

Samedi 14 juillet de 13h à minuit
Saturday the 14th of june from 13h to midnight
Cuisine, Écris et Chante
Cook, Write, and Sing

ATELIER DE CUISINE DE RÉCONFORT – 13h à 16h
CONFORT COOKING WORKSHOP – 1 pm to 4 pm

ATELIER D’ÉCRITURE DE CHANSONS ANTIRACISTES – 16h à 19h30
ANTI RACIST SONG WRITING – 4 pm to 7.30 pm

KARAOKE DÉCONSTRUCTIF – 20h à la fin
DECONSTRUCTIVE KARAOKE TIME – 8 pm to end

Pour notre dernière proposition de ce mois dédié aux luttes contre les violences policières et le racisme d’État, Outrage Collectif vous invite pour une journée centrée sur la cuisine et la musique. Le racisme structurel s’articule à tous les niveaux des sociétés occidentales, y compris les aspects les plus banales et intimes comme la manière dont nous mangeons ou les chansons que nous écoutons.

For the last proposition of this month dedicated to the struggles against police violence and state racism, Outrage Collectif invites you to a day focusing on cooking and music. Structural racism is enmeshed in every aspect of western societies, including the most trivial and intimate levels like the way we eat or the songs we listen to.

Programme
Program
Translation in English will be available throughout the whole day.

13h-16h: Atelier de « nourriture de réconfort »*  en mixité choisie (sans personnes blanches)
*de « comfort food » en anglais: nourriture suscitant un sentiment de réconfort et de bien-être

Atelier sur inscription, 10 participant.e.x.s maximum, 3 heures pendant lesquelles nous allons cuisinier, discuter et manger ensemble.
Pour vous inscrire, envoyez un mail à outrage-collectif@riseup.net
Nous vous proposons de partager des recettes de plats simples, sucrés ou salés, qui vous tiennent à cœur et vous font du bien. Partageons nos anecdotes, sur comment la nourriture peut être liée à notre bien-être surtout en tant que personne racisée dans les contextes culturels blancs et européens dans lesquels nous évoluons. Échangeons et interrogeons-nous sur comment on retrouve la colonialité dans nos alimentations et nos cuisines. Nous avons choisi de faire cet atelier en non-mixité pour favoriser le partage d’histoires personnelles sans craindre d’être renvoyé.e.x à un ailleurs exotique et sans avoir à se justifier.
Logistique : Nous avons une cuisinière électrique avec 4 plaques et un four, ainsi que 2 plaques un peu moins puissantes, de l’espace de travail.
Si besoin, il y a un budget pour rembourser une partie des courses, jusqu’à 15 chf par personne (amenez vos tickets de caisse!).

1pm-4pm : Comfort food workshop for people of color

Registration necessary, 10 participants maximum, 3 hours during which we will cook, discuss and eat together.
For registration, please write to outrage-collectif@riseup.net

We propose a moment to share simple recipes, savory or sweet, which you hold close to your heart or that make you feel good. Lets share our anecdotes on how food can be tied with our wellbeing, especially as a person of color living in a white and European cultural context. Lets exchange and reflect on how colonialism is present in our food and cuisine. We have decided that this workshop will be only amongst people of color, so that people may share their personal stories without fearing about being exotified or having to justify themselves.

Logistics: We have one electric stove with 4 hotplates and an oven, as well as 2 hotplates which are less efficient, and space to prepare the food.
If needed, there will a budget to refund part of your groceries, up to 15 francs per person (please bring your receipts!).

16h-19h30 : Atelier d’écriture de chansons antiracistes ouvert à toustes

À quelques exceptions près, les paroles des tubes qui passent à la radio ont tendance à renforcer le statut quo du système oppressif dans lequel nous vivons, quand elles ne sont pas ouvertement racistes, validistes, sexistes, homophobes, transphobes, grossophobes… Réapproprions-nous ces chansons en ré-écrivant des paroles qui nous portent et nous nourrissent, rendons à la chanson populaire son pouvoir transformatif, créons des hymnes pour nos luttes contre le racisme systémique et toutes les formes d’oppressions!

Un exemple –> https://www.youtube.com/watch?v=s6cKt3_9nQU

Apart from some exceptions, the lyrics of all the hits we listen to on the radio tend to reinforce the oppressive system we live in, when they are not openly racist, ableist, sexist, homophobic, transphobic, fatphobic… Lets reclaim those songs by re-writing the lyrics into something that can stimulate and feed us, lets give back to popular singing its transformative power, lets create anthems for our struggles against systemic racism and all forms of oppression!

An example –> https://www.youtube.com/watch?v=s6cKt3_9nQU

20h – Minuit : Karaoké time et déconstruction de chansons

Le karaoké peut être imaginé comme un dispositif politique de visibilisation et d’ « empowerment ». ChacunEx peut monter sur scène et être la star pour 5 minutes, peu importe son entrainement vocal. En créant un cadre bienveillant et avec le moins de jugement possible, on crée un espace où chacunEx peut donner libre cours à sa voix et s’exprimer pleinement, chose rare pour les personnes que notre société invisibilise et violente. Nous voulons ici créer cet espace, où nous chanterons les chansons que nous aurons crées précédemment ainsi que nos tubes préférés.
La liste des chansons disponibles (en plus d’internet) n’a pas été sélectionnée en fonction de leur contenu. Il y a ainsi une grande quantité de chansons issues de la culture populaire qui contiennent malheureusement des paroles oppressives mais que nous chantonnons et souvent adorons toustexs sans forcément prêter attention à leur contenu ou bien en faisant exprès de l’ignorer. Nous proposons ici de chanter ces chansons sans censure, mais de réfléchir et discuter ensuite collectivement quant aux paroles problématiques.

8pm – Midnight : Karaoke time and song deconstruction

Karaoke can be imagined as a political apparatus of visibilization and empowerment. Anyone can go on stage and be the “star” for 5 minutes, regardless of their vocal training. We wish to offer an environment where people feel safer and less judged, a space where everyone can raise their voices and express themselves fully, because this is something which is rare for people that are violently made silent and invisible by the society we live in.  We want to create this space here, where we will sing the song we rewrote previously as well as our favorite hits.
The list of songs available (in addition to the internet) has not been selected for its content. There are therefore lots of songs from pop and mainstream culture that unfortunately contain oppressive lyrics but that we all sing and often adore without necessarily paying attention to the lyrics or which we purposely try to ignore. Here we propose to sing those songs without censorship, and to then reflect on and discuss collectively the problematic contents.  

http://www.standard-deluxe.ch/acces.php

standard/deluxe : Rue st. Martin 38bis, Lausanne

Jupiter Collectif in standard/deluxe

Jupiter collectif est invité par outrage collectif à standard/deluxe le vendredi 29 juin de 13h à 22h pour discuter des violences policières et du profilage racial à Lausanne.
Jupiter collectif is invited by Outrage collectif in standard/deluxe on friday 29 june from 1pm to 10pm to discuss police violence et racial profiling in Lausanne.

Outrage collectif se positionne fermement contre les violences policières et le profilage racial.
Outrage collectif holds a firm position against police violence and racial profiling.

Jupiter est un collectif de soutien aux prisonniers victimes de la police, la majorité des membres du collectif sont des personnes noires. Nous leur avons donné champ libre pour travailler l’espace d’art et tenir le discours qu’iels ont besoin d’exprimer pour raconter les violences policières et les condamner. C’est avec des supports audio enregistré et live, une table ronde et un moment convivial autour d’un repas solidaire qu’iels ont choisi d’animer cette journée.
Jupiter is a collective of support for prisonners victims from the police, the majority of the collective members are Black people. We gave them free field to shape the art space and hold the discourse they need to express in order to tell police violence and condemn it. It is with the audio tool, both live and recorded, a panel discussions and a convivial moment around a meal of support that they chose to animate this day.

Le contexte actuel lausannois est des plus alarmant. En l’espace d’un an et demi, 3 personnes noires sont mortes tuées par la police. Des hommes noirs se font harceler quotidiennement dans l’espace public et les réseaux sociaux. Nous vivons la mis en place d’une surveillance policière renforcée, dans une ville où le profilage racial est une routine, et où les personnes visées par lui subissent des violences et tortures, tandis que dans l’espace publique nous assistons à une libération d’un discours et de paroles racistes qui sont encouragés par la politique de la ville sous couvert d’engagement citoyen. Dans ce cadre, de nombreux acteur.ice.s lausannois.es ont élever une voix. Nous saisissons l’opportunité d’une résidence à standard deluxe pour donner la parole aux premiers concernés par ces violences. C’est pourquoi outrage collectif a invité Jupiter à (re)prendre l’espace et la parole.
Nowadays, the Lausanne context is really alarming. In a time frame of one year and a half, 3 black people were killed by the police. Black men live daily harrassement in public space and social networks. We live the implemantation of a reinforced police surveilance, in a city where racial profiling is a routine, and where targeted people suffer violence and tortures. All the while, in public space we witness a liberation of racist discourse and speeches which are encouraged by the city’s policy under the argument of civic commitment. In this context, a lot of activist in Lausanne have raised their voice. We seize the opportunity of our residency in standard deluxe to give the possibility to speak to people who are first affected by these violences. It is why Outrage collectif has invited Jupiter to take (back) space and speech.

TEXT BY JUPITER : ENGLISH BELOW

« Depuis des jours, des mois, des années, nous voyons des ami.e.s disparaître pour quelques jours,quelques mois, quelques années. Tous les jours, des personnes se font arrêter, puis emprisonner. En fait, pour beaucoup, nous ne les voyons même pas. Sans papier de séjour valable en Suisse, quand bien même certain.e.s détiennent des documents délivrés par d’autres pays d’Europe leur permettant de voyager, ielles sont considéré.e.s comme« illégaux » , une voie directe permettant d’envoyer une catégorie de personnes en prison, une catégorie de personnes que le système invisibilise jusqu’à les faire disparaître en cellule. L’isolement est une des armes de la répression.(…) »

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« Since some days, some months, some years, we see our friends disappear for some days, some months, some years. Everyday, people get arrested, and imprisoned. Actually, for a lot of them,we don’t even see them. Without residence paper in Switzerland, even though some of them have documents in others european countries that allow them to travel. they are considered as « illegal » , a straight way that allow to send a category of persons in prison,a category that the system makes invisible, until reaching the point to make them disappear in cell. An isolation is one of the weapon of the repression.(…) »

JUPITER COLLECTIF : « L’isolement est leur arme, brisons l’isolement. » – « Isolation is their weapon, let us break isolation. »

Jupiter est un collectif de soutien aux prisonniers victimes de la police, la majorité des membres du collectif sont des personnes noires.

Jupiter is a collective of support for prisonners victims from the police, the majority of the collective members are Black people.

ENGLISH BELOW

« Depuis des jours, des mois, des années, nous voyons des ami.e.s disparaître pour quelques jours,quelques mois, quelques années. Tous les jours, des personnes se font arrêter, puis emprisonner. En fait, pour beaucoup, nous ne les voyons même pas. Sans papier de séjour valable en Suisse, quand bien même certain.e.s détiennent des documents délivrés par d’autres pays d’Europe leur permettant de voyager, ielles sont considéré.e.s comme« illégaux » , une voie directe permettant d’envoyer une catégorie de personnes en prison, une catégorie de personnes que le système invisibilise jusqu’à les faire disparaître en cellule. L’isolement est une des armes de la répression.

Depuis l’hôtel de police jusqu’à la prison, tout est mis en place pour que la personne arrêtée n’ait aucune ressource. A Lausanne, cela commence toujours par une détention à la zone carcérale de l’hôtel de police ou du poste de gendarmerie de la Blécherette, des lieux de non-droit, où les conditions de détention relèvent de la torture. Les personnes arrêtées se font régulièrement tabasser dans les cellules, humilier, menacer de mort et médicaliser de force. Les cellules sont éclairées 24 heures sur 24, une caméra filme en permanence, aucune lumière du jour pas de droit de visites, aucune traduction des lettres officielles reçues, et aucune information, à part celle selon laquelle il n’y a pas de place en prison, et qu’il faut attendre… La durée légale maximale de détention à l’hôtel de police est de 48h, pourtant beaucoup restent entre 15 à 30 jours. Puis ensuite, la détention en prison. A l’intérieur, nul ne sait quand il va sortir. Mois après mois. les jours avant la sortie prévue, les maton.e.s apportent de nouvelles lettres rajoutant des jours de peine, suite à des décisions que le / la procureur prend au gré de ses envies, pendant que la personne reste emprisonnée. Si elles n’ont pas de possibilité de contact avec l’extérieur, les personnes arrêtées et embarquées disparaissent, pour quelques jours, quelques mois, quelques années.

Tous les jours, la police harcèle des personnes racisées dans la rue. Tous les jours, la police frappe, tabasse et torture des personnes, à l ‘abri des regards, dans leur voiture dans des buissons, dans des ruelles, en raison de la couleur de leur peau. Les flics entrent dans les transports publics, et ordonnent uniquement aux personnes noires de sortir pour un contrôle. Ielles entrent dans des restaurants d’Afrique de l’Ouest, pointent des gens au hasard et les font sortir pour les fouiller. Des patrouilles débarquent en nombre en ville, et dans la rue, interpellent des personnes noires, les alignent contre le mur en les encerclant, parfois menottées, leur demandent leur papier de séjour et les fouillent. Lors de nombreux contrôles, ielles prennent les papiers de séjour, les détruisent, et volent l’argent que les personnes ont sur elles. Parfois les flics se dirigent juste vers des personnes et les gazent avec leur spray au poivre en leur ordonnant de partir.
Face à cette situation, face au silence, face à l’invisibilité que l’Etat met en place, nous voulons parler, nous voulons montrer. Nous avons constitué ce groupe suite à ce que nous voyons, avons vu et pour certain.e.s d’entre nous, avons directement vécu. Nous avons décidé d’organiser ces événements, tout d’abord pour pouvoir réunir de l’argent afin d’apporter un soutien financier à ceux qui en auraient besoin, notamment en prison. Par exemple, le simple fait de pouvoir acheter des cartes de téléphone permet d’avoir un contact avec l’extérieur. Nous voulons également diffuser des informations, et finalement, nous prenons ce temps pour nous réunir, nous retrouver et penser à ceux et celles qui ne sont pas là.

L’isolement est leur arme, brisons l’isolement. »

Texte écrit en décembre 2017 par JUPITER COLLECTIF toujours d’une grande actualité étant donné le climat lausannois actuel. Depuis l’entrée en vigueur du nouveau plan de renforcement de la présence policière en uniforme le 25 juin 2018, de nombreux témoignages de profilages raciales, d’actes intentionnels d’humiliation et autres atteintes à l’intégrité physique et moral des personnes noires sont quotidiennement rapporté – Outrage Collectif »

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« Since some days, some months, some years, we see our friends disappear for some days, some months, some years. Everyday, people get arrested, and imprisoned. Actually, for a lot of them,we don’t even see them. Without residence paper in Switzerland, even though some of them have documents in others european countries that allow them to travel. they are considered as « illegal » , a straight way that allow to send a category of persons in prison,a category that the system makes invisible, until reaching the point to make them disappear in cell. An isolation is one of the weapon of the repression.
From the hotel de police until the prison, everything is settled for the person arrested not to have any ressources. ln Lausanne, it always begin with a detention in the hotel de police or in the police station in Blécherette, places where anything can happen, where the conditions of detention are torture. The people that get arrested are regularly beaten up in the cells, humiliated, threatened with death, and they receive medicine by force. The cells have light 24 hours per day, a camera films permanently, there is no light from outside, no rights to receive visits, no translation of officials letters. and no informations, apart from the one that there is no places in prison, that they must wait… The legal time to stay in custody in the hotel de police is 48 hours, however, for a lot of people, they will stay there between 15 and 30 days. Then cornes the detention in prison. Inside, nobody knows when he/she will go out. Months after months, the days just before they would have go out, the screws bring new letters, that will add days in custody, because of decisions that the prosecutor takes as he likes, white the person remains in prison. If the persons arrested don’t have any contact with outside, they disappear, for sorne days, sorne months, some years.
Everyday, police harasses people in the streets on racial profiling basis. Everyday, police beats up and tortures people, where nobody can see, in their cars, in the bush, in small streets, just because of the color of their skin. The cops enter in the public transport. and order only black people, to go out for a control. They enter in West-African restaurants, pick persons randomly and make them to go out to search them. Patrols come with many cops in the city, and in the street, arrest black people, put them against a wall, sometimes with handcuff. and they surround them, ask for documents. and search them. During many controls, they take the documents, destroy them and steal the money that people have with them. Sometimes, cops just go toward people and use pepper spray, ordering them to leave the place.
In front of this situation, in front of the silence, in front of the invisibility that the State establishes, we want to talk, we want to show. We made this group from what we saw, or, for some of us, experienced. We have then decided to organise events, first of all to be able to gather money to bring financial support, particularly in prison but not only. Because the simple fact to be allowed to buy phone card brings back the contact with the outside world or family who otherwise don’t get news. We also want to diffuse informations, and finally, we take this time to gather, to find ourselves together, to think about people that are missing.

Isolation is their weapon, let us break isolation.« 

This text, written in December 2017 by the JUPITER COLLECTIF , is still of very relevant now, seen the present general state of things in Lausanne. Since the new plan on June 25th 2018 to reinforce police presence in uniforms entered in force, numerous testimonies of racial profiling, of intentional acts of humiliation and other violations of black person’s physical and moral integrity are being reported on a daily basis – Outrage Collectif.

Se rassembler, Guérir, S’organiser – Gather, Heal, Organise

Vendredi 15 Juin 2018 – samedi 14 juillet 2018            Friday june the 15th 2018 – saturday july the 14th 2018

Outrage Collectif en soutien aux luttes contre les violences policières & le racisme d’Etat
A project by Outrage Collectif in support of the struggles against police violence & state racism

Invité par – invited by standard/deluxe

Ouvertures – Openings:

Vendredi 15 ou Samedi 16 juin
Friday 15 or Saturday the 16th
AID EL-FITR – EID EL-FITR
13h-22h

Vendredi 29 juin
Friday the 22nd of june
Jupiter Soundsystem Supports Prisoners

Samedi 14 juillet
Saturday the 14th of july
Karaoke Antiraciste

https://fr-fr.facebook.com/events/181095259232841

 

Le racisme gangrène Lausanne – Racism plagues Lausanne

Lettre ouverte contre l’incitation au racisme anti-noir.e.x.s à Lausanne / Open letter against the incitation of anti black racism in Lausanne :

*****ENGLISH BELOW *****

Le racisme gangrène Lausanne
Nous, un ensemble de collectifs actifs à Lausanne, sommes profondément choqués par les comportements des médias romands ces derniers jours. Ce qui nous a particulièrement révoltés, c’est de voir d’une part des propos creux incitants à la haine et d’autre part des diffamations. Nous observons un manque de travail journalistique critique basé sur l’investigation et l’analyse. Nous dénonçons la tribune offerte dans les médias romands à des propos diffamatoires et racistes. C’est pourquoi aujourd’hui nous souhaitons être entendus.
Si nous parlons du deal de rue, il nous faut aussi parler : Continue reading « Le racisme gangrène Lausanne – Racism plagues Lausanne »

Outrage Collectif, contre toutes les formes de prison !

Discours lu lors du rassemblement du 23.05.2018 contre le projet de centre fédéral du Grand-Saconnex (Genève).

« Ne nous leurrons pas, les centres fédéraux sont bel et bien des lieux d’enfermement contemporain.

Le site web du SEM (Secrétariat d’État aux Migrations) fait l’éloge des centres fédéraux pour requérants d’asile en mettant en avant les avantages économiques pour les communes et les régions, tels que l’investissement et le développement des entreprises, du marché de l’emploi, la promotion des fournisseurs alimentaires et matériels locaux, ainsi que la diversité culturelle.

La promotion des centres fédéraux y est exposée à la population majoritaire comme bon pour l’économie et minimise les préjugés criminalisant à l’encontre des personnes en exil en lui assurant qu’iels seront bien cadré.e.x.s, ou même rangé.e.x.s, pour appuyer le caractère déshumanisant, jusqu’à leur expulsion. La présentation assure et assume que la Patrie sera bien protégée et qu’elle pourra en plus en tirer des bénéfices matériels.

En utilisant un vocabulaire juridique issu du droit pénal, Continue reading « Outrage Collectif, contre toutes les formes de prison ! »

Improriviera ou le blackface dans nos rues !

Outrage a décidé d’écrire à Improriviera pour avoir imposé sa publicité raciste pendant des semaines dans les rues de Lausanne, Vevey et alentours.
 Comme attendu, nous avons eu une réponse plus que dégueu de son président où le déni le disputait à l’indécence.

Continue reading « Improriviera ou le blackface dans nos rues ! »

Discours d’Outrage Collectif au 1er mai 2018

Lors des commémorations des luttes du 1er Mai les luttes syndicales et de la gauche sont trop souvent colorblind, ne thématisent que trop rarement le racisme dans les enjeux d’accès au travail. Le lien entre racisme structurel et précarité de l’emploi est souvent tu quand le processus polymorphe qu’est la racialisation arrange les autorités.

Dans le cadre de cette manifestation qui, par ses revendications, lutte contre la précarité dans le monde du travail, nous considérons que la visibilisation des travailleu.r.se.x.s non-déclaré.e.x.s car non-déclarables revêt une grande importance, car la lutte pour nos droits ne doit pas engendrer d’inégalités entre les personnes qui pourraient en bénéficier. C’est pourquoi, nous prenons aujourd’hui la parole afin de dénoncer les précarités plurielles et exacerbées auxquelles ces personnes sont soumises au quotidien.
Continue reading « Discours d’Outrage Collectif au 1er mai 2018 »

Réponse à la caricature raciste de Herrmann

Le 23.04.2018 a été publié un dessin fait par Herrmann sur le changement de nom du Swaziland. Nous pouvions y voir un homme noir en habit traditionnel au centre de l’image, représentant le roi. Et, des femmes noires autour  de lui, également en habit « traditionel », et bien sûr les seins à l’air et les yeux émerveillés fixés sur lui, dont certaines dans ses bras. Au-dessus de ce dernier nous pouvons lire dans une bulle « J’en avais marre d’être pris pour un conseiller fédéral ».

Cette image mise en avant est passablement choquante car elle véhicule une fois encore une vision exotisante des corps noirs et met en évidence la constance de la Tribune de Genève à véhiculer des caricatures sexistes et racistes .

Nous avons décidé d’y répondre :

Speech : Support to Wilson A./Discours : Soutien à Wilson A.

Outrage Collectif’s speech in front of the Zurich courthouse during a gathering organized by « Alliance Against Racial Profiling » on Tuesday the 10th of April 2018, the opening day of the trial of Wilson A., victim of racial profiling and police brutality in 2009 on a tramway in Zurich. This gathering was in support of his trial against the 3 police officers that injured him and for all the victims of this type of violence.

The 3 police officers have now been cleared despite having insulted and severely injured Wilson A. who was turned by the state – the prosecutors hand in hand with the police officers – from being a victim to a threatening subject, classical rhetoric used by racist states to build up undefendable racialized bodies :

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